Aujourd’hui j’ai décidé de rembobiner (les personnes de ma génération comprennent la référence!) et de revenir à la question de base: qui suis-je? 🤔

Si vous me connaissez déjà un peu, vous savez que je propose un accompagnement pour aider les femmes à oser entreprendre. Choisir de se faire accompagner est une démarche très personnelle qui demande de se sentir en confiance. Et se sentir en confiance avec une personne que l’on ne connait pas est quasi impossible. Alors voilà, je vais m’allonger sur le divan et commencer mon histoire…

Il était une fois une petite fille sage

Connaissez-vous le syndrome de la petite fille gentille? (ce sujet fait partie de ma looooongue liste d’idées d’articles à publier sur mon blog) Nous les femmes, lorsque nous sommes à l’école ou même en famille, on attend de nous que nous soyons discrètes, polies, réservées, sages. Et le pire c’est que ça marche! Dans une classe, qui sont les élèves mis en avant et félicités? Les enfants sages, qui lèvent la main avant de parler, qui obéissent aux règles sans trop poser de questions. Je faisais partie de cette catégorie-là. Toujours polie, respectueuse envers les professeurs. Discrète dans ma famille, laissant les adultes parler.

Le problème de cette attitude est double. D’abord (mais j’y reviendrai plus tard) si cette attitude est valorisée par notre système scolaire, il n’en est rien dans le monde du travail. Le deuxième problème, peut-être encore plus grave à mes yeux, est que lorsqu’on demande à l’enfant de se taire et d’obéir, on fait passer ses souhaits à la trappe. Oui je sais, vous vous dites que j’ai vécu comme Cendrillon, au milieu de belles-sœurs acariâtres. Je ne vais pas vous en dire plus sur ma vie personnelle, mais je pense que certaines d’entre vous allez vous reconnaitre dans ce portrait.

Si une fille bouge trop, elle devient un garçon manqué. Si une femme ose être ambitieuse au travail, elle a les dents qui rayent le plancher. Il y a encore des attentes concernant les filles qui diffèrent de celles attendues des garçons et il faut en prendre conscience.

Puis est venu le temps de l’orientation

L’orientation scolaire est sclérosée par les stéréotypes de genre. Les filles? Des littéraires ou des soignantes. Les garçons? Des ingénieurs ou des pompiers. Vous trouvez que j’exagère? Je vous invite à écouter l’excellent podcast de France Culture sur ce sujet. Je n’ai pas envie d’ouvrir le débat sur ce sujet en profondeur, il y aurait tellement à dire. Je veux juste vous partager mon expérience.

A partir de l’âge de 11 ans, j’ai su que je voulais devenir prof d’anglais. Enfin quand je dis que j’ai su, à présent, j’ai envie de dire que j’étais persuadée. J’aime ce terme car il regroupe 2 façons de l’appréhender. S’auto-persuader et être persuadée par les autres.

J’ai réellement eu envie de devenir professeur. J’avais envie de transmettre, d’aider, d’être utile. Et comme j’étais passionnée par la langue anglaise, relier les 2 m’a semblé évident. Alors qu’aujourd’hui j’ai sauté le pas de la reconversion, je ne vais pas réécrire l’histoire et accuser la terre entière. Je pense que le métier d’enseignante était fait pour moi (ce sont les conditions qui n’étaient pas ce que j’attendais). Par contre, ce dont je me suis rendu compte, c’est que ma décision très arrêtée (je parlais de vocation) a été influencée par des avis et réflexions entendus ici et là.

Lorsqu’on est une fille et que l’on dit qu’on veut devenir prof, on entend

tu as bien raison, prof c’est parfait pour une femme, comme ça tu auras des vacances et tu pourras t’occuper de tes enfants

Si j’avais reçu un euro à chaque fois que j’ai entendu cette phrase, je crois que je serais en train de siroter des cocktails à Tahiti 🍹🍹. Et le pire c’est que j’entends encore ce genre de commentaire aujourd’hui, en 2020! Quelle idée réductrice! Est-ce une phrase dite aux garçons? Je ne pense pas, ou en tout cas, pas autant. Alors aujourd’hui, je me questionne. Jusqu’à quel point ce genre de réflexion, de stéréotype ne m’a pas influencée dans mon choix? Et si on m’avait dit:

oui, si tu veux devenir prof, vas-y mais sache que tu ne seras pas la seule à t’occuper des enfants, ton conjoint/ le papa/ le second parent pourra s’en occuper aussi. Réfléchis à ce que tu veux faire vraiment…

Ma vie d’enseignante

Si je devais résumer mes 16 ans dans l’enseignement je donnerais cette image: la boule au ventre et les boulets aux pieds ☹️.

Dès le départ, je me suis rendu compte que j’allais souffrir. Quelle différence entre le métier dont je rêvais et celui que je trouvais!

  • élèves intéressés ➡️ élèves endormis et chahuteurs
  • entraide entre collègues ➡️ individualisme

Attention: si vous êtes professeur et que vous vous étouffez de rage en lisant cela, respirez! Je parle de mon ressenti et je ne généralise pas! C’est bon? Vous respirez toujours? Ok, on reprend.

Il y avait donc un monde entre mes attentes et la réalité. J’ai essayé de changer d’établissement mais la déception était toujours au rendez-vous. Petit à petit, la déprime s’est installée, se transformant au fil des ans en une réelle dépression me conduisant au burnout. Se rendre compte que l’on a fait 6 ans d’étude (j’ai eu l’agrégation) pour ‘rien’ est très déstabilisant. Alors j’ai lutté. En plus, je me disais que pour mes enfants, être prof était parfait! Quand je vous disais que j’aimais le mot persuasion…

Reconversion j’écris ton nom

Oser. C’est un mot qui faisait partie de mon vocabulaire mais plutôt du côté passif qu’actif. J’étais toujours cette petite fille sage qui voulait bien faire. Et pourtant, je sentais en moi une furieuse envie de changement. Je ne parle pas de changer la marque des céréales que je prends le matin. Je parle bien d’un changement radical. Car changer de métier est un changement radical surtout quand on a eu une vocation apparue à l’âge de 11 ans!

Les questions s’empilaient dans ma tête comme une construction de kaplas prête à s’écrouler: si je n’avais plus toutes ces vacances, qui allait s’occuper des enfants? Et je ne pourrais plus aller les chercher à 16h et m’occuper autant de leurs devoirs? Allais-je les rendre malheureux? Et puis de toute façon, que faire d’autre? Mes études en anglais ne menaient qu’à ça… Bref, mon cerveau était transformé en pelote de laine noire tout emmêlée et les peurs s’accumulaient.

Entre le moment où j’ai su qu’il fallait que je cherche une sortie et le moment où j’ai pris ma décision, il s’est passé… 2 ans et demi!

Alors, voilà pourquoi je suis ici, en train de taper cet article sur mon blog. Voilà pourquoi j’ai à coeur d’aider les femmes à oser entreprendre 💪.

Je n’ai pas la prétention de tout savoir. Je ne suis pas coach, ni thérapeute. Je n’ai jamais dirigé une entreprise du CAC 40. Mais ce que je sais, c’est qu’aider les femmes à croire en elles est une passion (et finalement ma vocation depuis toujours). Alors si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner sur le chemin de la liberté 👍.

Je vous invite à me contacter si vous avez des questions ou si vous avez juste envie de papoter! Rendez-vous sur la page contact.

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